ÉCONOMIE logo_notes ET PAYSAGE

L'essentiel est souvent invisible par son omniprésence

Argent et paysage

Reconnaissance de dette

Image principale
Ceci est une dette

La nature ordinaire de l'argent

L'argent produit par la banque centrale du pays

On est tellement habitué à utiliser l'argent tous les jours que l'on oublie ce qu'il représente. Du coup, on mélange nos dettes (l'argent que l'on doit) avec les dettes des autres (l'argent que l'on a). Et que tout ça, ce ne sont que des dettes. On ne peut pas indéfiniment jouer à la patate chaude en refilant nos dettes à d'autres sans que le paysage soit profondément affecté.

L'argent une reconnaissance de dette

Ah oui ? Ce n'est pas de la richesse !

Ce billet de 20$ est une reconnaissance de dette de je ne sais pas qui pour je ne sais pas quoi.

Une solution ou un problème

La limite entre les deux est la solvabilité

Tant que la dette est reconnue et solvable, ceux qui la détiennent sont heureux d'avoir un avenir ssuré et ceux qui la doivent sont heureux de passer au travers d'un moment difficile sans trop de peine.

Lorsque la dette n'est plus solvable, ceux qui la détiennent voient leur avenir s'effondrer et ceux qui la doivent n'ont plus d'autre avenir que de rembourser la dette sans y arriver.

Du troc à l'argent

Vers toujours plus de facilité et d'éloignement du réel

Du troc à l'argent c'est toute une série de petites conventions qui ont fait disparaitre la réalité de l'échange.

Le troc: Je t'échange mon poulet contre ton sac de carottes. Les personnes et la nature des choses échangées sont connues. C'est le troc immédiat.

Dette sur parole: Si je dis "Je te donnerai un poulet plus tard en échange de ton sac de carottes". C'est plus pratique. On peut faire l'échange même si les deux choses à échanger ne peuvent exister en même temps. La dette est née.

Dette écrite: Je t'échange ce papier qui te dit que je te dois un poulet en échange de ton sac de carottes. Les personnes et la nature des choses échangées sont connues. L'échange est différé dans le temps. C'est plus pratique. La reconnaissance de dette est née.

Dette générique: Je t'échange ce papier qui te dit la valeur du poulet que tu veux contre ton sac de carotte. C'est plus pratique. Si tu veux changer d'avis et vouloir autre chose qu'un poulet, tu pourras venir réclamer la dette et demander autre chose de la même valeur. Les personnes sont connues mais la nature des choses devient variable. La reconnaissance de dette devient générique, sans objet particulier.

L'argent, dette annonyme: Pourquoi marquer que c'est moi qui a fait la reconnaissance de dette sur le papier. Il suffit de marquer la valeur. C'est plus pratique. On peut échanger la reconnaissance de dette avec quelqu'un d'autre. Les personnes qui font l'échange et la nature de l'échange deviennent indéterminés. La seule chose qui reste c'est la dette que l'on espère solvable. Dont la garantie de solvabilité est donnée par l'autorité du pays. Il y a la tête de la reine sur la monnaie canadienne pour l'attester.

La valeur de la dette repose sur la confiance

Pas sur la réalité

En transférant les dettes sans les rattacher à des réalités, il arrive un moment où ces dette n'ont à la fois plus de sens mais deviennent également insolvables. Se pose alors la question de la faillite. Reconnaître la dette ou pas. Juste une question de décision. À l'échelle des individus, des entreprises et même à l'échelle d'un pays voir exemple Grec et exemple Islandais suite à la crise financière de 2008.

La nature est toujours perdante

Et le paysage saccagé

Il y a un présupposé terrible dans cette façon de faire les échanges avec l'argent. C'est toujours de la nature qui est prélevée pour rembourser la dette entre les humains.

Si le remboursement de la dette est réalisée avec un bien c'est toujours un bien prélevé dans la nature sans donner à celle-ci une reconnaissance de dette. Nous ne remboursons pas la nature. Elle n'a pas d'Interac.

La nature ne peut plus supporter ces prélèvements. La capacité de suport de la planète est largement dépassé.

Tous ce qui marque le paysage dans les façons de faire les échanges et d'entretenir la nature s'effondre avec la perte de valeur de l'argent.

Le paysage perdure plus longtemps que la réalité du pays ne le laisse voir, simplement par aveuglement de l'habitude. Lorsque le regard change par trop d'évidence de la réalité, tout le paysage est alors à rénventer pour reconstruire le pays.

 

 

Quelques références

pub